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Corruption au sommet de l’Etat: Près de 450 millions débloqués pour réviser la constitution

Rosine SOGLO l’avait évoqué lors de l’étude en plénière du projet de révision de la constitution, son collègue Gildas AGONKAN l’a confirmé.  Les députés ont bel et bien reçu de l’argent pour voter pour la révision de la constitution. Invité de la rencontre hebdomadaire « Café Médias Plus « , l’honorable Gildas AGONKAN n’a pas fait dans la dentelle pour révéler que tous les députés ont reçu chacun 5 millions pour aller en tournée pour expliquer la nécessité de procéder au toilettage de la loi fondamentale du BENIN, notamment en y incluant les nouvelles réformes voulues par le chef de l’Etat,  Patrice TALON.

Ainsi donc 5 millions ont été déboursés pour chaque député pour aller expliquer le projet de révision de la constitution du gouvernement à ses mandants alors que c’est un projet qui émane du gouvernement et dont les tenants et les aboutissants sont seulement connus de ses initiateurs.

Mais au delà de cette nécessité ressentie d’aller faire expliquer le projet de loi,  l’on se demande bien sur quelle ligne de crédit cet argent à été soustrait puisque n’ayant pas été au préalable prévu. Comment les députés ont-ils justifiés la perception de cette somme d’argent ? Par quels documents comptables ? Leur tournée devait-elle être financé par le gouvernement ou par l’administration parlementaire ?  Autant de questions dont les réponses restent, pour le moment, encore floues. Mieux,  est-ce aux députés d’aller expliquer et recueillir l’avis de leurs mandants ?

À l’évidence,  dans cette affaire de révision de la constitution, de l’argent a circulé. Était-ce pour acheter les voix des députés par des actes de corruption ou était-ce pour qu’ils aillent recueillir l’avis favorable des populations ? Ce qui est certain,  l’argent a circulé là où il ne devrait pas.  Et le fait que ce soit le gouvernement qui a mis cet argent à disposition démontre à suffisance que le régime de la rupture dresse le lit à la corruption et à l’impunité,  alors même que son slogan est la rupture d’avec les anciennes pratiques.

Ulvaeus BALOGOUN

Journaliste Multimédia, DIRECTEUR GENERAL

2 commentaires

  1. L’intoxication à atteint son paroxysme. On dénature les propos, on les sort de leur contexte.
    Vive la polémique. Continuer.

    • Heureusement que l’intoxication n’a point caché la corruption à haute dose des malheureux pompeusement appelés députés chez nous au Bénin. Tout est maintenant clair et ces dormeurs du parlement devraient la fermer. Les populations ont compris tout le commerce qui se fait au ^parlement sur leur dos

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