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Gouvernance de Patrice TALON : « On ne peut conduire les citoyens comme on pousse les sacs de coton » dixit Guy MITOPKE

Guy MITOPKE, Député de la 7ème législature, Secrétaire général du Parti « Restaurer l’Espoir »

L’honorable Guy MITOPKE s’est prononcé sur l’actualité de la démission du ministre Candide AZANNAÏ, son mentor politique et Président du Parti « Restaurer l’Espoir » dont il est le secrétaire général. Le jeune leader politique condamne la gestion faite par la chose publique par le Chef de l’Etat qu’ils ont supporté et défendu aux premières heures de la rupture. Selon lui, c’est parce que le Chef de l’Etat ne respecte plus les engagements pris que le ministre Candide AZANNAÏ à démissionner.

« Nous ne pouvons pas faire de la complaisance sur des sujets qui n’ont pas été définis dès le départ. (….) Le plus important, c’est de continuer d’être à l’avant-garde. On ne peut pas aller dans le mur. Si c’est à reprendre, nous le reprendrons. Pour nous, ce qui compte, c’est l’intérêt des populations. Pour nous, aucune négociation politique n’a de valeur que celle qui prend en compte l’intérêt supérieur du pays » a affirmé le député dans une interview exclusive accordée au quotidien « Matin Libre ».

Morceaux choisis des propos du député

« Si l’on veut aller vers une grande et forte nation, on doit privilégier l’intérêt supérieur de la Nation. Je pense avec les autres membres du parti Restaurer l’espoir que la gouvernance par l’exemple est plus efficace que la théorie. Nous ne sommes pas en train de combattre un individu. Notre bataille n’a jamais été dirigée contre un individu. Nous pensons que nous pouvons être un Etat moderne. Et nous pensons aussi que nous pouvons être un Etat modèle en travaillant.  »

« Ce qui se passe aujourd’hui n’est rien d’autre que le respect des principes sur lesquels nous sommes entendus avant l’élection du candidat Patrice Talon. Beaucoup nous reprochent pourquoi nous portons sur la place publique nos divergences. Je pense que toutes les démarches ont été faites. Nous sommes dans un tournant fatidique pour la République. Il y a un risque de remise en cause de notre loi fondamentale qui a permis à ce pays de se stabiliser pendant 27 ans. Dans les années 60, on était perçu comme l’enfant malade de l’Afrique. Mais depuis 1990, c’est nous qui donnons la leçon aux autres. Si on doit décider de toucher cette loi-là, il faut le faire dans des conditions consensuelles. »
 » La démission du ministre de la Défense nationale, Candide Azannaï est une décision du bureau politique du parti. Je pense que c’est pour le bien de la République. On ne peut conduire tous les citoyens dans une République comme on pousse les sacs de coton. Ce sont des hommes qui raisonnent. C’est une définition qui a été mûrie parce que nous sommes dans un tournant fatidique. C’est la Constitution du Bénin qu’on veut réviser. On ne peut pas la réviser sans consensus. J’insiste. »
« Le président Candide Azannaï était le plus jeune des citoyens ayant pris part à la Conférence nationale des Forces vives de 1990. Il a pris des risques. Il connaît l’histoire de ce pays. Et c’est pour cela qu’il n’accepte pas certaines choses. Il pouvait facilement dîner et jouir des délices du pouvoir. Mais nous estimons que le plus important, ce sont les problèmes des populations. »

 

Ulvaeus BALOGOUN

Journaliste Multimédia, DIRECTEUR GENERAL

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